Chaussures à son pied

Spectacle parlé-dansé

Écriture et conception Juliette Kapla  /  Interprétation Juliette Kapla et Fabrice Vieira  /  Coproduction Babils et Sabirs et La Pluie d’Oiseaux

Photo Michel Le Ray

Je n’ai jamais su marcher. Jamais su adopter l’allure fluide et décontractée de l’homo sapiens sapiens qui se déplace à pinces. Mes pieds n’ont pas avec la terre un rapport de propriétaires.

 

Démarche… démarche… artistique ? Parlons-en de la démarche ! Encore faut-il savoir marcher, pouvoir poser un pied devant l’autre, et trouver chaussure à son pied.

Sur scène, Juliette Kapla n’y va pas à reculons, même dans ses petits souliers : elle se met, devant nous, à pied d’oeuvre. Pas à pas, page à page, le spectacle se construit. Il ira loin, s’il trouve à se chausser.

Elle aborde de plain-pied la question de la démarche, et plus généralement celle du corps.

Oh mon corps corvéable à merci, reste un corps vivable, oh merci !

Photo Michel Le Ray

J’ai perdu pied… Cendrillon sans papier, qui m’offrira de petits souliers de verbe ?

 

Sur un mode moins humoristique que dans son spectacle Fautes de Frappe, mais toujours marqué par la légèreté d’un langage joueur et ciselé, profond, et la liberté de son jeu corporel, elle déploie un concept à mi-chemin du théâtre et de la danse, mâtiné d’expérimentation. Accompagnée par Fabrice Vieira (guitare, chant, effets), elle chante, aussi… Mais surtout, elle essaie des chaussures.

Photo Michel Le Ray

« Qui veut voyager loin ménage ses chaussures ». Non ? Ça ne marche pas ?

Il ne suffit pas de dénouer ses chaussures pour se défaire du passé 
il ne suffit pas de faire un nœud à ses lacets pour se souvenir du futur

      Photo Michel Le Ray